La France vient d’enregistrer un nouveau record de déficit commercial : 43 milliards d’euros au premier semestre, soit 4,5 milliards de plus qu’en 2024. Concrètement, cela signifie que nous importons beaucoup plus de biens que nous n’en exportons, ce qui fragilise notre économie.
Plusieurs facteurs expliquent cette dégradation. D’abord, le secteur énergétique : nous avons vendu moins d’électricité à l’étranger, et la baisse des prix de l’énergie a encore réduit nos recettes. Ensuite, l’aéronautique, avec des livraisons d’Airbus en retard, a également pesé lourd sur les exportations. Enfin, la dépendance croissante aux importations de médicaments (surtout en provenance de Chine) a accentué le déséquilibre, atteignant un niveau historique.
Par contre, les droits de douane annoncés par Donald Trump n’ont pour l’instant eu qu’un impact limité, car ils ne sont pas encore pleinement appliqués. Mais le gouvernement redoute que leur mise en œuvre alourdisse encore le déficit.
Pour Laurent Saint-Martin, ministre du Commerce extérieur, ces chiffres sont un signal d’alerte : ils révèlent surtout le manque de compétitivité structurelle des entreprises françaises. Faible taux d’emploi, coûts trop élevés, fiscalité lourde, administratif pesant… nos PME exportatrices peinent à rivaliser à l’international. D’où l’urgence de réformes profondes pour redresser la situation et retrouver une dynamique commerciale plus saine.


