Avec la hausse constante du nombre de voyageurs, certaines villes et sites touristiques européens peinent à faire face à la pression. Cette sur-fréquentation pose de vrais problèmes : pollution, pression sur les ressources naturelles, nuisances locales… et pousse de nombreuses villes ou destinations à réagir.
Partout en Europe, les mesures se multiplient pour limiter l’excès de touristes. Ainsi, Barcelone, qui accueille en moyenne 170 000 visiteurs par jour, va supprimer des milliers de licences d’appartements touristiques d’ici 2028, et réduira le nombre de croisières dès 2030. En Grèce, Santorin et Mykonos imposent une taxe de 20 euros aux croisiéristes en haute saison. Quant à Dubrovnik (Port Réal dans Game of Thrones), en Croatie, le nombre d’arrivées par la mer est limité.
Amsterdam s’engage aussi : la ville souhaite plafonner le nombre de touristes annuels, restreindre les locations de courte durée et mieux répartir les visiteurs dans les quartiers. Venise, ville où le surtourisme est très fréquent, va plus loin : un droit d’entrée payant est exigé pour ceux qui ne font qu’un aller-retour dans la journée, entre 5 et 10 euros selon la période. Et à Rome, l’accès à la fontaine de Trevi est désormais limité à 400 personnes en même temps pour garantir un meilleur confort de visite. En effet, la place est toute petite et est souvent pleine à craquer.
Mais en France aussi, les initiatives se multiplient. Dans les Calanques de Marseille, il faut réserver pour accéder à Sugiton, limité à 400 personnes par jour. Porquerolles, dans le Var, et Bréhat, en Bretagne, appliquent également des quotas en été.
Enfin, Copenhague, la capitale du Danemark mise sur une idée originale et gratifiante pour les touristes : encourager les visiteurs à avoir un comportement responsable. Ceux qui viennent en train, circulent à vélo ou participent à des actions locales comme le ramassage de déchets peuvent bénéficier de réductions sur des concerts, des repas ou des activités culturelles !
Vous l’aurez compris, face au surtourisme, les villes n’ont plus d’autre choix que d’agir. Réguler, limiter, sensibiliser, répartir autrement les flux : autant de pistes pour permettre au tourisme de rester agréable, pour les voyageurs comme pour les locaux.


